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Lundi 21 avril 2008

Au moment où s'ouvre le procès de Fourniret, nous souhaitions rappeler à la mémoire le militant  rezéen, Jean Groix. Militant de l'UDB, qui avait exprimé courageusement sa solidarité internationaliste en hébergeant des militants basques. Des militants basques qui bénéficiaient encore d'un statut de réfugié politique dans les années 80, car ils fuyaient la torture dans les prisons espagnoles et les assassinat du GAL. L'assassinat de la jeune Natacha Danais par Fourniret, aura fourni à la police française un motif de pression et de criminalisation de l'acte politique de Jean Groix, qui le conduira à se suicider en prison en janvier 1991.

Nous publions ci-suit un communiqué de la Ligue Bretonne des Droits de l'Homme qui revient sur le déroulement des faits :
jean_groix.jpg
"Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton Jean Groix est bien la conséquence d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »

L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.

Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990 » Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. » 

Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.

À la fin de la garde à vue, Jean Groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, Jean Groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.

Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de Jean Groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de Jean Groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.

Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter Jean Groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?

C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !

Pour la LBDH M. Herjean "

par Emgann Kerne publié dans : Dalc'hit soñj !
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Vendredi 29 décembre 2006
Le Bugaled Breizh: Une investigation minutieuse et indépendante

Trois ans jour pour jour après le naufrage du Bugaled Breizh « Enfant de Bretagne », deux journalistes français publient le résultat (très documenté) de leur enquête d'investigation.

Après deux ans d'investigations très minutieuses et indépendantes, Sébatien Turay et Laurent Richard apportent des éléments nouveaux qui bousculent clairement la théorie de l'enfouissement du chalut dans le sable retenue par le Bureau Enquête Accident (BEA) Mer le 22 novembre dernier. Au vu des faits inédits révélés dans cet ouvrage les deux journalistes accréditent la thèse d'un sous-marin responsable du naufrage du Bugaled Breizh. Ils en apportent les preuves jamais diffusées auprès du grand public.

[...]

Article complet sur www.agencebretagnepresse.com

 

par ABP publié dans : Dalc'hit soñj !
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Mardi 26 décembre 2006
Bugaled Breizh : marche silencieuse dans les rues de Quimper

[ABP] Près de 800 personnes se sont réunies à Quimper ce samedi après-midi pour manifester leur soutien aux familles des victimes.

 

 

Le rapport du Bureau Enquête Accident (BEA) Mer rendu public dernièrement en préfecture de Quimper n'a pas fini de faire grincer des dents. Les conclusions du rapport du BEA-Mer avancent l'hypothèse d'un accident du à une croche du chalut dans un banc de sable. Une version qui fait hurler les familles des victimes du naufrage du Bugaled-Breizh. En effet, le rapport écarte complètement la thèse de l'accrochage avec un sous-marin.

texte complet sur www.agencebretagnepresse.com

 

par ABP publié dans : Dalc'hit soñj !
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Vendredi 6 octobre 2006

 N'hellan ket bezañ hiziv evel tregont vloaz zo em sav war ur maen-bez e Kêrfeunteun evit saludiñ hor breur yaouank Yann-Kêl, sammet gant an Ankou e-kreiz an emgann evit Breizh. N'eo ket an emgann-se a oa bet dibabet gant Yann-Kêl da gentañ. Stourm evit ar yezh a oa pal e vuhez ha stourm evit ar yezh en ur ober ganti e pep degouezh.

 E brezhoneg e savas testenn un arnodenn e Skol-veur ar Gwir. Ne soñjas ket d'ar Prezidant e c'helle kaout un diviz gant e studier. Aet e oa a-enep da lezennoù ar Republik, neuze er-maez !

 En un embregerezh treuzdougen e kavas neuze Yann-Kêl labour. Setu eñ avat sevel ur sindikad evit al labourerien. Ha ken buan all, skarzhet adarre. Aze en doa lakaet Yann-Kêl anat e oa ar stourm evit ar yezh hag ar stourm evit ar bobl an hevelep stourm evit ar Justis.

 War a gomprener bremañ dirak ur seurt diktatorelezh e tivizas un nebeud tud yaouank en em ouestlañ d'an emgann kuzh. Evel Kristian ar Bihan war-e-lerc'h e kavas Yann-Kêl e varv aze. N'eo ket evel-se en dije karet gouestlañ e vuhez da Vreizh met a-hed devezhioù hir o reiñ gant e holl nerzh buhez d'ar yezh ha d'ar Vro.

Pêr Denez

par Pêr denez publié dans : Dalc'hit soñj !
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Vendredi 6 octobre 2006

La maladie ne me permet pas de venir ici aujourd'hui, en ce cimetière de Kêrfeunteun, rendre à Yann-Kêl l'hommage que je lui rendais il y a trente ans. J'en éprouve un profond chagrin mais je veux rappeler que Yann-Kêl a été la victime d'un totalitarisme culturel interdisant toute vie publique au Breton.

Il avait rédigé dans sa langue une épreuve d'examen à la Fac de Droit. Le Président ne jugea pas utile d'en parler avec lui : il l'avait offensé ainsi que la République. Ce fut donc un zéro et l'expulsion.

Embauché dans une entreprise de transports il en fut également rapidement renvoyé pour avoir créé un syndicat de défense des travailleurs. C'est là que les deux aspects de son action se rejoignent dans une même soif de justice : pour le peuple et pour la langue du peuple.

Il apparaît aujourd'hui que le totalitarisme culturel de l'Etat l'incitâ, ainsi que d'autres jeunes, à entrer dans la clandestinité. Comme Kristian le Bihan après lui, il y laissa la vie. Cette vie qu'il voulait consacrer jour après jour au cours de longues années de combat à la Bretagne.

Je salue Yann-Kêl pour ce qu'il a été et pour ce qu'il voulait être.

Pêr Denez

par Pêr Denez publié dans : Dalc'hit soñj !
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Deiziataer

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