Lundi 23 juin 2008
Élus mis à terre, cortège bloqué, gendarmes mobiles paumés en vadrouille... drôle de manège samedi dernier à Kemper aux alentours de la Préfecture.

En coupant court à la tenue des négociations, au prétexte d'un tir de fusées, en dispersant la foule - « pour assurer la sécurité » - vers un feu de palettes, en bloquant systématiquement le parcours de la manifestation - samedi un doigt, et samedi prochain ? - , en envoyant des gendarmes mobiles visiblement perdus dans la ville, l'État veut-il progressivement envenimer la situation ?

L'ARH ne plie pas, le préfet n'est pas là, Poignant ne se mouille pas - on attend toujours que le maire de Kemper prenne la présidence de l'Hôpital -, Ménard se débine, bref, le Centre-Bretagne est seul face au mépris et à la raison budgétaire : ce pays qui s'est battu contre la chômage, pour maintenir les jeunes, rendre les communes attractives, se voit fermer sa maternité et proposer en échange, 21 lits en service gériatrique ! Face au droit à vivre et décider au pays, l'État laisse juste le « droit à crever au pays » !

Aujourd'hui, plutôt que des rangs de gendarmes, c'est un moratoire immédiat sur la fermeture des services qu'il faut mettre en place !

Continuons la lutte ! Kreiz-Breizh a vevo !

Par Emgann Kerne - Publié dans : emgann-kerne
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Lundi 21 avril 2008

Au moment où s'ouvre le procès de Fourniret, nous souhaitions rappeler à la mémoire le militant  rezéen, Jean Groix. Militant de l'UDB, qui avait exprimé courageusement sa solidarité internationaliste en hébergeant des militants basques. Des militants basques qui bénéficiaient encore d'un statut de réfugié politique dans les années 80, car ils fuyaient la torture dans les prisons espagnoles et les assassinat du GAL. L'assassinat de la jeune Natacha Danais par Fourniret, aura fourni à la police française un motif de pression et de criminalisation de l'acte politique de Jean Groix, qui le conduira à se suicider en prison en janvier 1991.

Nous publions ci-suit un communiqué de la Ligue Bretonne des Droits de l'Homme qui revient sur le déroulement des faits :
jean_groix.jpg
"Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton Jean Groix est bien la conséquence d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »

L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.

Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990 » Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. » 

Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.

À la fin de la garde à vue, Jean Groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, Jean Groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.

Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de Jean Groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de Jean Groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.

Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter Jean Groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?

C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !

Pour la LBDH M. Herjean "

Par Emgann Kerne - Publié dans : Dalc'hit soñj !
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Vendredi 25 janvier 2008
Devant la situation dramatique dans la bande de Gaza, dont la population pris en otage, est privée de nourriture, de médicaments, de carburants, d’électricité et d’eau, et qui subit les incursions israéliennes qui ont fait plusieurs dizaines de morts en trois semaines, le groupe de l’Association France-Palestine du Pays de Cornouaille, appelle à un rassemblement (éventuellement suivi d’une manifestation) 
le samedi 26 janvier, à 14 h, devant la Mairie de Quimper
pour exprimer son indignation devant le blocus meurtrier et criminel et devant les graves atteintes aux droits humains à Gaza.



AFPS KERNE
Par Emgann Kerne - Publié dans : Petra nevez e Kerne ?
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Jeudi 24 janvier 2008
Appel à soutenir les parents de Bannalec !
 
Actuellement 23 enfants sont préinscrit pour une classe bilingue à BANNALEC pour la rentrée de septembre 2008.
 
NON ! C'est la réponse qu' ont reçu les parents de Bannalec suite à une demande d'ouverture en bonne et due forme adressée à l'inspection académique du Finistère.
 
L'inspectrice de la circonscription a même interdit la tenue d'un conseil d'école extraordinaire proposé par la directrice d'école. Réponse des parents de Bannalec : ils occuperont dans un premier temps leur école ce vendredi 25 janvier, lundi 28 et mardi 29.
 
Le maire de BANNALEC, opposé au projet sous couvert qu'il existe déjà un enseignement du breton à l'école Diwan de Bannalec,  tente par tous les moyens d'intimidé les parents et les enseignants et cache l'information à ses conseillers municipaux. Réponse des parents de Bannalec : ils occuperont les locaux de la mairie le mercredi 30 janvier de 15H00 à 16H00.
 
Div Yezh demande à tous ses adhérents de soutenir activement les parents de Bannalec en venant nombreux le 

mercredi 30 janvier à 15H00 en mairie de Bannalec.
 
Sortez vos banderolles et dites que Div Yezh existe !!! 
Par Emgann Kerne - Publié dans : Petra nevez e Kerne ?
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Jeudi 24 janvier 2008

Un comité de parents d’élèves s’est créé

à l’école maternelle publique de Bannalec pour :

 

La création d’une classe bilingue

à la rentrée 2008

en maternelle.

 

 

A ce jour, 16 familles bannalecoises pour 20 enfants souhaitent une ouverture de classe bilingue à la rentrée 2008.

 

Cette ouverture n’entraînera pas de fermeture de classe : cela allègera même les effectifs par section et permettra l’inscription des enfants à compter de leur 2 ans.

L’équipe enseignante maternelle est favorable au projet et propose une organisation qui ne nécessite pas de création de poste d’ATSEM supplémentaire. Des locaux sont disponibles dans l’école sans investissement.

 

Avec le soutien de l’APE et dans le respect de la procédure, nous avons fait notre demande à l’Inspection Académique. Jusqu’à présent nous sommes face à un mur de silence.

 

Aujourd’hui nous souhaitons l’ouverture d’un dialogue entre tous les partenaires avec la tenue d’un conseil d’école extraordinaire, refusé initialement par l’Inspection de la circonsription.

 

Contact du comité : 02 98 39 47 17 ou classe-bilingue.bannalec@laposte.net

 

 

I.P.N.S. Merci de ne pas jeter ce papier sur la voie publique.

Par Emgann Kerne - Publié dans : Petra nevez e Kerne ?
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Deiziataer

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